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ANDATARONI

Donnant suite à un séjour passé en Huronie, le missionnaire Gabriel Sagard publie, en 1632, un ouvrage faisant état des mœurs et des pratiques chez les Hurons. Dans son témoignage, celui-ci nous fait découvrir l’Andataroni, une recette qui consistait en une pâte de maïs lessivé (nixtamalisation) à laquelle l’on ajoutait des petits fruits ou encore des haricots.

On prenait ensuite soin d’envelopper l’appareil dans des spathes de maïs (les feuilles emmaillotant l’épi); la papillote de maïs était ensuite pochée dans de l’eau bouillante avant d’être mangée.

Lorsqu’on s’attarde à la description que nous donne Sagard de l’Andataroni. Difficile de faire abstraction que cette recette se veut, dans les faits, une variante végétarienne conforme de ce que l’on reconnait aujourd’hui, au Québec, comme étant des tamales.

Il est donc fascinant de prendre connaissance que cette pratique précolombienne originaire du Mexique s’est bien dispersée, et ce, sous une multitude de variantes à travers l’Amérique latine (hayacas, humitas etc), mais également plus au nord chez-nous, et ce, d’une manière et à une période ancienne somme toute insoupçonnée d’une bonne partie d’entre-nous.

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